Adieu et merci

Latifa Laâbissi explore dans un puissant solo un rituel incontournable : le salut.
Saluer, c’est prendre congé des spectateurs, c’est marquer la fin, c’est tirer sa révérence… Aujourd’hui, la chorégraphe se glisse dans la peau des artistes qui l’ont précédée et nous livre une cascade de saluts.
Dans un décor à la fois simple et saisissant, conçu par Nadia Lauro, la chorégraphe compose un duo insolent et précis avec un magnifique rideau de scène parme, immense, majestueux.

Dans le cadre de la résidence de Latifa Laâbissi au Triangle vous avez pu voir Self portrait camouflage en 2017 et W.i.t.c.h.e.s Constellation en 2018.

Un Tracé

Dans cette création toute en élégance et teintée d’humour, Brigitte Chataignier et Catherine Legrand entrelacent leurs parcours de danseuses.

Avec Un Tracé, les deux artistes font ainsi résonner une danse contemporaine avec l’intemporelle danse traditionnelle indienne. Puisant dans leurs répertoires longuement pratiqués, elles nous offrent un moment de partage, sincère et saisissant.

Fin et suite

Un soir d’été, un groupe d’amis se retrouve. Ils ont appris la nouvelle. Comme tous, ils savent que la fin du monde est proche. Ils s’interrogent, ils expliquent ce qui va bientôt disparaître. Ils changent de sujet, traversent tous les thèmes possibles pour ne rien oublier, se livrer et tout oser. La rapidité des sujets embarque leurs corps dans une turbulence dansée.

Sur un plateau nu, les interprètes articulent la parole et la danse en une expérience unique. Piochant tour à tour dans le burlesque, la narration et la danse, cette création recherche le tous azimuts, la liberté, l’instant magique.

Influences

Interprète virtuose dans de nombreuses compagnies hip hop (Käfig, Accrorap, Traffic de style…).

Personnalité unique et sensible, imprégné de la culture hip hop, Bruce Chiefare se révèle aujourd’hui en tant que chorégraphe.

« Outre les différentes évolutions de la danse hip hop aujourd’hui, je mets l’accent sur l’impact émancipateur qu’elle produit sur l’individu. Elle est devenue pour moi synonyme de liberté, de légèreté. Je crois en une danse qui se transforme ou efface certains gestes comme un arbre laisse mourir certaines branches pour en favoriser d’autres en quête de lumière… C’est à travers la pratique de l’art du Bonsai, que cette notion est venue naturellement imprégner ma danse. S’ensuivra ensuite l’envie de m’écrire sur la page blanche, le bonsaï comme véritable symbole par l’évocation de ses racines et de ses branches sinueuses, de sa capacité à ressurgir de n’importe quel sol, de sa nature
déplaçable… autant d’images qui m’inspirent et que j’invoque sur le plateau. C’est dans cet esprit de porosité de la danse, mais aussi d’évolution et d’épanouissement que je conçois ce spectacle, recherchant une véritable « poésie » dans le corps en mouvement. »
Bruce Chiefare

Sur scène, il invite Phynox (Cambio en 2018 au Triangle) a partager ses « influences » en confrontation, en complémentarité, à l’unisson ou en silence… Place à une gestuelle fluide et douce, qualités très singulières dans la danse hip-hop.

O.K.

O.K. vient se couler dans les harmonies de Bach puis se frotter aux vibrations sonores du musicien et compositeur Florent Colautti. La chorégraphe et danseuse Florence Casanave et ce dernier utilisent une « table-harpe magique », pouvant à la fois capter les sons de la danse et en générer d’autres à distance.

Entre contraintes et liberté, l’énergie vitale de la danse émancipe le corps et laisse surgir une danse hybride. Passant en une fraction de seconde de la fluidité à la tension, de la rapidité à la lenteur, la danseuse est en constante métamorphose.

O.K. est le troisième et dernier volet du projet « Trois Études et Variations ».
Ces trois études ont en commun de puiser leur source dans l’Histoire de la danse.
Après Youtubing et Release Party, O.K. s’inscrit dans une logique de mise à distance avec les oeuvres-sources.

The Siberian Trombinoscope

Pilot Fishes est de retour avec son univers singulier, entre fiction, composition musicale, chant et danse et The Siberian Trombinoscope n’échappe pas à la règle !

Quatre danseur-se-s chanteur-se-s incarnent chacun un personnage aux traits de caractère stéréotypés. Ils-elles se retrouvent propulsé.es dans une situation inhabituelle. Comment vont-ils tenter de s’en sortir ? Quelles fictions vont-ils se créer pour survivre dans ces nouvelles normes ?

The Siberian Trombinoscope sonde les cadres qui régissent nos vies et nous invite à ouvrir des voies vers des alternatives irréelles et fantasmées.

Dans le cadre de leur résidence d’artistes au Triangle, vous avez pu voir almanac et C’est confidentiel. en 2017 ou encore TYJ en 2015.

Le SAS "Adieu et merci"

En écho aux spectacles de la saison, sur un mode inventif, ludique et participatif, Nathalie Salmon, danseuse et pédagogue, vous guide sur les chemins de la danse et de son histoire. Elle s’appuiera sur des supports visuels et des invitations à expérimenter quelques principes de mouvements et d’espaces en lien avec le spectacle "Adieu et merci" de Latifa Laâbissi.

L’envie de dire une artiste, une femme, son rapport au travail et à la recherche guideront ce 1er SAS. Dans "Adieu et merci" Latifa Laâbissi se saisit de la figure du salut et nous invite à soulever le rideau. Saisissons l’invitation et retrouvons des références artistiques et historiques cités par cette chorégraphe. Enfin, avant de courir regarder sa pièce, nous chercherons 1001 façons de prendre congé !

Soyez curieux !

This Work About The Orange

A vous de jouer ! Guidé par deux danseurs, vous devrez intervenir pour que la pièce continue, vous pourrez interrompre ou modifier le déroulement des scènes… De bout en bout, vous serez acteurs de cette pièce hors normes.

Vous viendrez tout autant voir This Work About The Orange pour partager une expérience que pour admirer la danse.

En alternant scènes de danse et participation du public, Marco Chenevier bouleverse les codes du spectacle et en profite pour étudier nos comportements face à la violence, à l’argent, aux spectacles…

Pode ser

Pode Ser illustre la difficulté d’être soi. Il est question de limites, d’aspirations mais aussi de désarroi : celui d’être au monde et de n’être que soi.

Leila Ka s’engage seule dans un dialogue brut, à travers différents langages chorégraphiques, à la recherche des identités multiples qui constituent la personne.

Entrée dans la danse par les portes du hip-hop, interprète chez Maguy Marin pour May B, elle affronte, dans Pode Ser, le rapport à soi même, à l’autre, à la société. Forte de cela, Leïla Ka s’élance dans une sorte de combat, avec sincérité et simplicité.

THE PERFECT MOMENT.

Dans cet espace réduit qu’est la scène, huit individus, cinq hommes et trois femmes, suggèrent un monde aux contrastes violents. Sont-ils étrangers les uns aux autres - compagnons, amants ou rivaux ? Dans un constant va-et-vient entre les positions, THE PERFECT MOMENT. oscille entre situations collectives et solitude intérieure, exposant un corps à l’animalité dévorante - tiraillé entre amour et violence, désir et brutalité.

Au fil de la pièce, l’étrangeté de soi succède à l’étrangeté du groupe. Dans cette rencontre intime qui est expérience des limites, les êtres se cherchent sur le fil du rasoir ; ils se rapprochent, se jaugent, s’abîment,s’étreignent, pris dans une fièvre contagieuse, conduisant le spectateur le long d’un tunnel sans fin. Horizon inatteignable ou trajet toujours recommencé, ce "moment parfait" creuse un sillon en clair-obscur, mystérieux et indicible.