Inspiration Perec

Quatre auteurs* se sont lancés en 2017 dans une aventure littéraire inédite : écrire un roman collectif qui aurait pour décor le quartier du Blosne et, pour personnages, ses habitants. Ce roman, par son intention – description d’une époque, d’une société, dans une géographie très restreinte - s’apparente au roman La vie, mode d’emploi de Georges Perec**.

Véritable pari littéraire, ce roman, paru en 1978, réunissait deux mille personnages dans le cadre unique d’un immeuble et témoignait de l’humour et de l’ironie de Georges Perec. Par son architecture, ses jeux de contraintes, c’est un des chefsd’oeuvre de l’Oulipo, fameux laboratoire de jeux littéraires dont Perec demeure l’une des figures tutélaires.

Le 20 février, les auteurs du projet Blosne, mode d’emploi, se réuniront pour une soirée joyeuse, inventive et instructive centrée sur l’auteur Georges Perec et ses différents visages. Quel est le Perec favori des auteurs du Blosne, mode d’emploi ? Quelles obsessions, quels plaisirs d’écrire et de construire partagent-ils ? Que souhaitent-ils nous faire découvrir de cet artiste ?

*Emmanuel Ruben, Arno Bertina, Oliver Rohe et Mathieu Larnaudie.
**La vie, mode d’emploi est un roman constitué de dizaines d’histoires imbriquées. Georges Perec, romancier, verbicruciste, né en 1936 et mort en 1982 a produit des oeuvres qui ont marqué la littérature française.

Carte blanche à Arno Bertina

Entre janvier et juin 2018, c’est au tour d’Arno Bertina de séjourner dans le quartier du Blosne… Le 18 avril, il organisera une soirée ancrée dans son présent (résidence, actualité politique, artistique), qui articulera lectures et échanges avec le public.

« Notre projet Blosne, mode d’emploi, est un chantier littéraire qui n’a pas beaucoup d’équivalent. Comment raconter les transformations d’un quartier sans le romancer ? Comment parler de tous sans parler de chacun ? Comment dire la diversité et aussi bien ce qui rassemble ? Comment parler de notre temps sans être uniquement dans l’air du temps ? Comment parler d’un quartier de Rennes aux lecteurs de Marseille ou de Dunkerque ?

Ces questions traversent déjà les romans et les récits que j’ai écrits, depuis 2001, qui sont pleins de voix qui parfois se disputent et parfois s’accordent. Alors que le pays s’est beaucoup déchiré en mai et juin derniers, la littérature a peut-être son mot à dire, puisqu’elle est l’art de construire à partir des mots des autres. » Arno Bertina.

++ du 02 au 04 fév
« Jardins d’hiver » - Weekend littéraire aux Champs Libres qui s’adressera à un large public, grâce à des propositions variées associant les arts pour entrer dans l’univers des écrivains. Blosne, mode d’emploi y sera pleinement associé notamment grâce à la présence d’Arno Bertina.

Ciné Cité Danse

Thomas Lebrun est un chorégraphe hors norme qui n’a de cesse d’explorer les univers, les esthétiques. Alternant danse exigeante, précise et théâtralité affirmée, il signe depuis 17 ans des pièces pétillantes et légères aussi bien que des œuvres graves et raffinées.

Dominique Jégou, danseur et chorégraphe, vous invite à découvrir le parcours et l’univers de l’artiste dont vous voyez le spectacle ensuite. À partir de vidéos présentant quelques-unes des oeuvres précédentes du chorégraphe, Dominique vous aidera à décrypter la danse. Il mettra en exergue ce qui la caractérise et tracera des pistes pour relier ces oeuvres à l’histoire de la danse ou autres courants artistiques.

Projection suivie d’un échange.

Ciné Cité Danse

D’origine franco-suisse, Perrine Valli crée sa propre compagnie en 2005. La question de l’identité sexuelle tient une place centrale dans sa recherche, tout comme l’articulation de la relation entre narration et abstraction dans son travail chorégraphique

Dominique Jégou, danseur et chorégraphe, vous invite à découvrir le parcours et l’univers de l’artiste dont vous voyez le spectacle ensuite. À partir de vidéos présentant quelques-unes des œuvres précédentes de la chorégraphe, Dominique vous aidera à décrypter la danse. Il mettra en exergue ce qui la caractérise et tracera des pistes pour relier ces œuvres à l’histoire de la danse ou autres courants artistiques.

Projection suivie d’un échange.

Ciné Cité Danse

Portrait d’un artiste qui de danseur avec les plus grands chorégraphes hip hop tels Farid Berki, Mourad Merzouki, Kader Atou, devient chorégraphe, après une rencontre avec Carolyn Carlson…

Dominique Jégou, danseur et chorégraphe, vous invite à découvrir le parcours et l’univers de l’artiste dont vous voyez le spectacle ensuite. À partir de vidéos présentant quelques-unes des œuvres précédentes du chorégraphe, Dominique vous aidera à décrypter la danse. Il mettra en exergue ce qui la caractérise et tracera des pistes pour relier ces œuvres à l’histoire de la danse ou autres courants artistiques.

Projection suivie d’un échange.

Le SAS "Les déclinaisons de la Navarre"

Décliner ! Ce serait notamment construire plusieurs versions d’une même scène ou d’une même partition ? Voyons alors comment certains chorégraphes reprennent des pièces, livrets, partitions, films, histoires… d’autres artistes et entrons dans le jeu des versions. Jouons aussi à décliner quelques moments en explorant quelques paramètres fondamentaux de la danse (poids, espace, énergie…) !

Sur un mode inventif, ludique et participatif, Nathalie Salmon, danseuse et pédagogue, vous guide sur les chemins de la danse, à travers la saison. Elle s’appuiera sur des supports visuels et des invitations à expérimenter quelques principes de mouvements et d’espace en lien avec le spectacle programmé ce soir-là. Soyez curieux !

Le "SAS" solos - Pilot Fishes

Le solo ! Figure incontournable pour les artistes, comment les danseurs s’en emparent-ils ? C’est ce que nous verrons durant ce 1er SAS : des documents, quelques histoires et des expérimentations en mouvements à partager avant de plonger dans les univers respectifs d’Alina Bilokon et de Léa Rault.

Sur un mode inventif, ludique et participatif, Nathalie Salmon, danseuse et pédagogue, vous guide sur les chemins de la danse, à travers la saison. Elle s’appuiera sur des supports visuels et des invitations à expérimenter quelques principes de mouvements et d’espace en lien avec le spectacle programmé ce soir-là. Soyez curieux !

LIENS VIDEOS (montrés pendant le SAS)
Ballet Casse noisette Tchaïkovsky
Extrait « Hexentanz » M. Wigman
« Lamentation » Martha Graham
« Accumulation » Trisha Brown
« Café Müller » Pina Bausch
Extraits 3 soli C. Carlson
Solo William Forsythe

QUELQUES SOLOS DANS L’HISTOIRE
Retrouvez sur le document "image", en colonne de gauche, les liens entre les différents chorégraphes évoqués lors de ce SAS.

Le SAS "Happy Hour"

Les danseurs dansent de plus en plus longtemps et plus vieux ? Intrigant de voir comment ils se saisissent de leurs parcours pour écrire et nous raconter ? Jubilatoire la liberté du corps et la maturité renforcées !
Et la sensibilité dans tout ça ? C’est ce que nous regarderons en feuilletant quelques pièces dansées avant de jouer avec notre propre mémoire et nos petites fragilités.

Sur un mode inventif, ludique et participatif, Nathalie Salmon, danseuse et pédagogue, vous guide sur les chemins de la danse, à travers la saison.
Elle s’appuiera sur des supports visuels et des invitations à expérimenter quelques principes de mouvements et d’espace en lien avec le spectacle programmé ce soir-là. Soyez curieux !

C’est Party !

Au Triangle, l’ouverture de saison c’est non seulement l’occasion de vous présenter les spectacles de l’année mais aussi de passer un temps convivial et joyeux.

Pour lancer cette saison 2017-2018, voici un aperçu de ce qui vous attend :

  • > Les membres de l’équipe vous présenteront la saison.
  • > Vous pourrez vous perdre dans les couloirs du Triangle grâce aux visites flash.
  • > Mac L’arnaque animera le dancefloor grâce à un DJ set oscillant entre groove, funk et hip-hop.
  • > Des artistes programmés pendant la saison seront
    également de la partie !
  • > Et nous vous réservons d’autres surprises...

    Soirée signée
    Boucle magnétique.

++ jeu 21 sept à 12:30 & 17:00
Présentation de la saison pour les enseignants
Inscription auprès de Grégoire du Pontavice : g.dupontavice@letriangle.org

++ ven 22 sept à 14:30
Présentation de la saison pour les groupes

Organismes d’insertion, foyers de vie, maisons de retraite, associations, comités d’entreprises, hôpital de jour, écoles de danse...
Inscription auprès de Marion Deniaud.

mer 04 oct à 15:00
Goûter C’est Party les enfants !

Pour ce premier goûter de l’année, les enfants sont invités à faire la fête et découvrir la nouvelle saison du Triangle. Gratuit

création 2018 - Simon Tanguy

Ils ont appris la nouvelle. Comme tous, ils savent que la fin du monde est proche.
Ils imaginent alors un dernier jeu, une dernière danse avant de tout ne finisse.
Ils s’interrogent, se questionnent. Ils partagent avec ceux qui restent.
Ils changent de sujet, traversent tous les thèmes possibles pour ne rien oublier, se livrer et tout oser.
Une dernière mise à nu pour explorer ce qu’il reste d’humain.
Piochant tour à tour dans le cabaret, le stand-up, la conférence et la danse contemporaine, cette nouvelle création de Simon Tanguy recherche la liberté, l’instant magique.
Sur un plateau dénudé, les cinq interprètes articuleront la parole et le mouvement, le corps et l’esprit en une expérience unique, dans une recherche généreuse d’une forme d’espoir et d’émancipation.

réservation obligatoire par ici
site la compagnie

Conférence dansée sur le Kathakali

Sans l’ornementation rituelle liée au spectacle, Michel Lestréhan présente le Kathakali dans son contexte historique et symbolique. La démonstration s’oriente sur l’aspect technique de la danse : frappes de pieds en rythme, déplacements circulaires, spirales du corps. La danse indienne utilise les mudra, langage des mains , en relation avec l’abhinaya, expressions du visage, pour raconter et illustrer les légendes héroïques. Des extraits du répertoire dansés par Kottakkal Krishnadas accompagné par le chanteur Sadanam Jyothish Babu complètent la démonstration

PETIT POINT SUR LE KATHAKALI
Le Kerala, région du Sud ouest de l’Inde, est le berceau des arts traditionnels tels que le théâtre dansé kathakali, le théâtre sanscrit kudiyattam, l’art martial kalaripayatt et la danse féminine Mohini Attam.
Perpétuant l’ancien théâtre rituel des temples hindous, le kathakali met en scène les dieux, héros et démons de la mythologie des grandes épopées classiques : Mahabharata & Ramayana.
De style tandava (dynamique), le Kathakali est traditionnellement dansé par les hommes, après qu’ils aient suivi un entraînement physique rigoureux, appris le langage des mudra et développé le jeu des expressions du visage abhinaya . Les différents maquillages, véritables peintures sur visage, rehaussent les mimiques et les mouvements des yeux, suivant le caractère des personnages aux costumes somptueux.
La musique qui accompagne chaque mouvement et intention de l’acteur-danseur est joué par deux chanteurs et deux percussionnistes.

Workshop alternatives sorcières

Proposé par Latifa Laâbissi et Anna Colin et élaboré en dialogue avec Jérémy Damian, Julie Menut et Bastien Mignot. Sur une période intensive de cinq jours et au travers d’un workshop et de présentations et performances publiques, nous proposons de générer des mouvements, questionnements et rencontres, et d’apprendre, désapprendre, cultiver et partager des possibles à travers le prisme de la sorcière.

LE FORMAT
Le workshop réunira un groupe d’une douzaine de personnes qui ensemble travailleront les thèmes des savoirs et pratiques alternatives, du collectif, de l’altérité, de la marge, de l’intersectionalité et de la légitimité – d’où parlons-nous ?. Nous inspirant de textes, de films et de documents d’archives, nous œuvrerons sur le mouvement, l’écriture, la parole
et l’écoute. Au cours de deux soirées publiques, des chercheu-r-se-s et praticien-ne-s invité-e-s présenteront leurs créations et travaux autour de sujets variant de l’écoute du monde animal à l’imaginaire sorcellaire d’Afrique. Pendant ces moments publics, nous aurons l’opportunité de réactiver certaines des formes développées collectivement pendant cette semaine.

LE CONTEXTE
Latifa Laâbissi (chorégraphe et danseuse) et Anna Colin (curatrice et chercheuse) se sont rencontrées sur des questions sorcières il y a quelques années de cela. Elles s’intéressent à la façon dont le signifiant sorcière a été appliqué par les détenteurs du pouvoir à des femmes considérées comme dangereuses et importunes, et ce, au fil des siècles et des contextes géographiques. Cette dénomination, qui invoque un potentiel de renversement de ce même pouvoir, a été appropriée par des artistes, militantes et autres agitatrices, de la chorégraphe Mary Wigman dès les années 1910, à l’activiste et écrivaine contemporaine Starhawk.
Ces cinq dernières années, la sorcière a fait un retour remarqué dans l’imaginaire artistique et militant – en particulier dans les milieux féministes, queer et écologistes – notamment en réaction au climat de répression continue des dits droits de l’Homme et en faveur de pratiques plus éthiques et moins individualistes, orientées vers le bien-être et la justice sociale. Entendue sous cet angle, la sorcière souscrit à l’altérité et incarne l’alternative, soutenant d’autres manières de vivre, d’apprendre, d’appréhender le monde et d’en prendre soin. Ce sont autour de ces questions et des espaces différentiels entretenus par la sorcière que nous souhaitons converser, spéculer, créer et rencontrer de nouvelles et nouveaux allié-e-s.
Un premier workshop a été réalisé au CCN2 à Grenoble en mars 2017 et cette nouvelle itération en est la continuation directe. Nous avons invité trois des participants au premier workshop – Jérémy Damian (sociologue et éditeur), Julie Menut et Bastien Mignot (danseurs et chorégraphes) – à se joindre à notre réflexion et à développer avec nous les contours et contenus de l’édition du Triangle, ainsi qu’à créer une forme qui sera rendue publique à cette occasion.

LES PARTICIPANTS
Nous souhaitons constituer un groupe de 12-15 personnes : étudiants et professionnels issus des champs de la performance, danse, arts et cultures visuelles, et sciences humaines ; ou encore curieux de toutes générations et de tous bords qui mènent une pratique professionnelle et/ou de vie ayant trait à un ou plusieurs des sujets évoqués ci-dessus.

LIEU
Au Triangle, de 10h à 18h

MODALITES D’INSCRIPTION
Envoyez par mail : CV + court texte décrivant votre intérêt pour ce projet à Marion Deniaud
Nombre de places limité | Inscription avant le 1er février 2018
Présence indispensable les 5 jours
Coût 80 € / 40 € réduit (étudiants, - de 30 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA) Possibilité prise en charge par le dispositif SORTIR

FILM : The Fits

Toni, 11 ans, s’entraîne dans la salle de boxe de son grand frère. elle découvre qu’à l’étage au dessus, un groupe de filles apprend une variante très physique du hip hop, le drill. attirée par leur énergie, leur force, leur assurance, toni abandonne peu à peu la boxe pour la danse... The Fits saisit l’impalpable. anna rose holmer livre un remarquable traité énergétique sur l’émancipation du corps et la conquête de soi.

Projection suivie d’une rencontre avec Sonia Damesi, jeune krumpeuse rennaise.
En collaboration avec Clair Obscur, Cinéma Arvor & festival Urbaines.
Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes.

Etat-unis, 2017, 1h12, vostfr, drame avec Royalty Hightower, Alexis Neblett

Le monde du travail entre documentaire et fiction

19h - projection
DES BOBINES ET DES HOMMES

de Charlotte Pouch (1h07)

En juin 2014, le patron de l’usine textile Bel Maille annonce à ses ouvriers le redressement judiciaire de l’entreprise. Au rythme des machines, la chronique de ces quelques mois nous fait rencontrer des Hommes lucides et extras-ordinaires qui jusqu’au bout vont affronter la réalité sans se résigner.

20h15 - débat mené par Arno Bertina (auteur en résidence au Triangle), Emmanuel Ruben & Mathieu Larnaudie.

Alors que les deux auteurs travaillent à l’écriture d’un livre à quatre mains sur le quartier du Blosne (Projet : Blosne, mode d’emploi), ces derniers vous invitent à échanger sur la question du collectage de témoignages, sur la restitution de ces témoignages, et sur l’utilisation de l’artistique (film, livre, spectacle vivant...) pour mettre en avant des faits sociaux.