Conférence dansée proposée au Tambour (Université Rennes 2).

Sans l’ornementation rituelle liée au spectacle, Michel Lestréhan présente le Kathakali dans son contexte historique et symbolique. La démonstration s’oriente sur l’aspect technique de la danse : frappes de pieds en rythme, déplacements circulaires, spirales du corps. La danse indienne utilise les mudra, langage des mains , en relation avec l’abhinaya, expressions du visage, pour raconter et illustrer les légendes héroïques. Des extraits du répertoire dansés par Kottakkal Krishnadas accompagné par le chanteur Sadanam Jyothish Babu complètent la démonstration

PETIT POINT SUR LE KATHAKALI
Le Kerala, région du Sud ouest de l’Inde, est le berceau des arts traditionnels tels que le théâtre dansé kathakali, le théâtre sanscrit kudiyattam, l’art martial kalaripayatt et la danse féminine Mohini Attam.
Perpétuant l’ancien théâtre rituel des temples hindous, le kathakali met en scène les dieux, héros et démons de la mythologie des grandes épopées classiques : Mahabharata & Ramayana.
De style tandava (dynamique), le Kathakali est traditionnellement dansé par les hommes, après qu’ils aient suivi un entraînement physique rigoureux, appris le langage des mudra et développé le jeu des expressions du visage abhinaya . Les différents maquillages, véritables peintures sur visage, rehaussent les mimiques et les mouvements des yeux, suivant le caractère des personnages aux costumes somptueux.
La musique qui accompagne chaque mouvement et intention de l’acteur-danseur est joué par deux chanteurs et deux percussionnistes.