- ven 27 avr 20h durée 1h
L'espace + Sous la peau
Jean-Baptiste André, Fabrice Melquiot / Daniel Larrieu, Arno Bertina

Un écrivain et un chorégraphe s’observent, s’interrogent sur ce qui attise leur désir de créer.
De cette plongée dans leur intimité créative, une création commune et inédite est présentée où les deux artistes dévoilent ce qu’ils ont surpris, compris de ce cheminement, comme un prolongement original à leur propre univers.
Les binômes Daniel Larrieu / Arno Bertina et Jean-Baptiste André / Fabrice Melquiot, créeront ainsi chacun une pièce selon ce principe proposé par le festival Concordan(s)e.
L'espace Jean-Baptiste André / Fabrice Melquiot (création 2012) :
Découvrir comment se parlent un acrobate et un écrivain, quand ils parlent à la fois dans leur langue et dans la langue de l’autre.
Ecrire l’espace en source et ligne de fuite. L’espace, en tant qu’espace
d’abandon et de représentation. Essayer d’y être soi et autre-soi.
Ecrire dans l’espace, tandis qu’on y rencontre un corps étranger, avec
lequel il faudra négocier. Ecrire pour l’espace, une forme ouverte, un
puzzle poétique flottant. Ecrire avec l’espace, un dialogue à une seule
voix. Ecrire du muscle directement, du muscle et du mouvement. Ecrire de
l’équilibre. Ecrire du désir. Dire : nous sommes là, nous étions là,
nous y serons. Un auteur, un équilibriste. Un lecteur, un danseur.
Muscles jumeaux.
conception Jean-Baptiste André, Fabrice Melquiot / textes Fabrice Melquiot / mise en son Nicolas Lespagnol-Rizzi / mise en lumière Joël L’Hopitalier
Jean-Baptiste André est issu du Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne, Jean-Baptiste André fonde en 2002 l’association W et développe des projets pour le cirque contemporain. Il crée plusieurs pièces et mène en parallèle un parcours d’interprète avec divers chorégraphes.
Fabrice Melquiot, né à Modane en 1972. Il a publié une trentaine de pièces chez L’Arche Editeur. Ses premiers textes sont publiés à l’Ecole des loisirs et diffusés sur France Culture. Il reçoit le Grand Prix Paul Gilson de la Communauté des radios publiques de langue française, le prix SACD de la meilleure pièce radiophonique, le prix Jean-Jacques Gauthier du Figaro et deux prix du Syndicat National de la Critique.
Associé pendant six ans au metteur en scène Emmanuel Demarcy-Mota au Centre Dramatique National de Reims, Fabrice Melquiot voit ses pièces montées au Théâtre de la Bastille et au Théâtre des Abbesses à Paris. Cette collaboration se poursuit désormais au Théâtre de la Ville, à Paris, où Fabrice Melquiot est auteur associé et responsable du développement en jeune public. Il vient d’être nommé à la direction du Théâtre Am Stram Gram de Genève.
Cette soirée est présentée en partenariat avec le festival Concordan(s)e (Ile-de-France).
Le Triangle/cité de la danse coproduit L'espace de Jean-Baptiste André.
+ Au Grand Logis/Bruz le mer 25 avril 19h30 et jeu 26 avril 20h30, vous pourrez voir ou revoir Qu’après en être revenu de Jean-Baptiste André. Réservations au 02 99 05 30 62.
Sous la peau
Daniel Larrieu, Arno Bertina
On me pousse, il me presse, je me laisse faire sous de mauvais prétextes, ma vie est mal réglée, je me crispe, j’étouffe, je suis violent mais ça ne résout rien. On me prend par la main. Au début cela ressemble à des caresses, mais je me rends compte, ensuite, que ces doigts cherchent un truc ; ils travaillent un clavier que je ne connaissais pas (sous la peau). Ils tournent autour d’un point qu’ils n’approchent pas : ici, là, il y aurait quelque chose. Qu’est‐ce que c’est ? Un point dur ? Quelqu’un ? Un squatter, un punk à chien roulé en boule ? Un ancêtre, une vieille tante dont j’aurais eu la charge et qui se serait cachée là en espérant ne pas déranger ? Qu’il me faudrait consoler parce qu’elle doit être émue – je ne me suis pas occupé d’elle pendant longtemps… Comment la bercer et nous habituer à la présence de l’autre ? Quel lieu aménager pour l’épanouissement, et prendre – habités mais déjà dans l’air – le chemin du rythme et du mouvement ?
Daniel Larrieu débute comme danseur dès les années 1980 et multiplie les expériences chorégraphiques. En 1994, il est nommé directeur du CCN de Tours. Il retrouve en 2003 son statut de chorégraphe indépendant et poursuit un travail de création au sein de la compagnie Astrakan. Il est actuellement artiste associé au Manège de Reims.
Arno Bertina, écrivain
Il
est notamment l’auteur de romans parus aux éditions Actes Sud Le Dehors
ou la migration des truites (2001) et Appoggio (2003), d’un récit paru
sous le pseudonyme de Pietro di Vaglio, La déconfite gigantale du
sérieux (Lignes, 2004), d’un roman foisonnant Anima motrix (Verticales,
2006), d’un récit, Ma solitude s’appelle Brando (2009), et d’un roman
paru en début d’année Je suis une aventure (Verticales, 2012).
Ancien
pensionnaire de la villa Médicis à Rome et membre du collectif Inculte,
il a prolongé ces expériences en coécrivant de nombreux ouvrages dont
Une année en France (Gallimard, 2007) avec F. Bégaudeau et O. Rohe.